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Bilan EGA : un État-arbitre un peu perdu

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Bilan EGA : un État-arbitre un peu perdu

Le ministre de l’Agriculture et la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des finances reconnaissent l’échec de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans l’agriculture.

Lors de la réunion du comité de suivi des relations commerciales, Didier Guillaume a reconnu ne pas savoir qui disait vrai entre GMS et transformateurs en indiquant l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les marges de la grande distribution pour faire toute la lumière sur cette question. Pour finir il a conforté et encouragé la DGCCRF dans ses contrôles.

La Coordination Rurale reconnaît qu’il y a besoin de plus de transparence dans les marges, et pointe justement du doigt les premiers acheteurs des agriculteurs : les coopératives et l’agro-industrie. Le syndicat attend toujours la publication de l’ordonnance sur les prix abusivement bas qui doit permettre à un agriculteur de se retourner contre un acheteur qui pratique des prix prédateurs, ainsi que l’ordonnance relative à la gouvernance des coopératives. La CR demande également à faire évoluer les missions de l’Observatoire de la formation des prix et des marges afin qu’il devienne un véritable outil au service des EGA, à condition de revoir les références qui servent aux calculs des coûts de production, pour être en phase avec la réalité que connaissent les producteurs, comme le sont les indicateurs issus de certaines interprofessions.

Le match serait plus simple si les règles étaient claires

La Coordination Rurale a rappelé que la construction du prix devait être inversée en partant du coût de production des agriculteurs. Ce n’est pourtant pas ce que prévoit la loi ! Comment peut-on imaginer rendre le métier d’agriculteur attractif et installer des jeunes s’ils ne peuvent exercer une activité rémunératrice ?

Voir plus grand

La Coordination Rurale n’est pas défaitiste, car il existe des solutions. Il faut se recentrer sur les besoins de la population européenne. Les solutions se trouvent à Bruxelles et passent par la régulation et la protection des productions et la mise en place de l’exception agriculturelle dans les accords internationaux