L'info régionale

Réseaux sociaux

Bilan des installations 2017 en Bretagne

vache2

Bilan des installations 2017 en Bretagne

La dernière réunion du Comité Régional Installation Transmission a été l’occasion de dresser un bilan de l’installation dans notre région.

Quelques chiffres :

L’année 2017 enregistre une légère baisse du nombre d’installations aidées : 459 jeunes ont bénéficié d’une DJA d’un montant moyen de 19 810 €. Il faut noter que la situation est bien différente selon les départements : une hausse du nombre d’installation aidées pour les Côtes d’Armor (145 installations aidées, +14 par rapport à 2016) et le Finitère (135 installations aidées, +35 par rapport à 2016), et une baisse dans le Morbihan (84 installations aidées, -21 par rapport à 2016) et surtout dans l’Ille et Vilaine (95 installations aidées, -41 par rapport à 2016). La Bretagne est la deuxième région, derrière Pays de Loire, en terme de nombre de jeunes installés aidés;
Près de 250 jeunes de moins de 40 ans ont fait le choix d’une installation non aidée, sans que l’on sache si ce choix repose sur une question d’inéligibilité ou de stratégie d’entreprise.
Les installations dans la tranche d’âge 40-50 ans, qui bénéficient d’un accompagnement de la région Bretagne, restent peu connues.

En Bretagne :
  • l’âge moyen de ces jeunes installés est de 29,6 ans, et ils exploitent une SAU de 77 ha en moyenne,
  • ce sont à 24% des femmes,
  • 37 % sont installés Hors Cadre Familial et 31 % ne sont pas issus du milieu agricole,
  • l’agriculture Biologique représente 30% des installations aidées, la vente directe 23 et la transformation 11%.
  • Enfin la production laitière reste l’orientation première, étant la production principale de près de 39% de ces installations.

La tendance 2018 semble positive avec près de 300 dossiers validés par la CDOA à la fin du mois de juin, et une estimation de 510 DJA attribuées dans l’année.

Notre commentaire :

Vous pourrez retrouver dans cet article de plein champ la carte de France de l’ensemble des installations, aidées et non aidées.
Pour la Coordination Rurale, il faut veiller à prendre en compte l’ensemble des nouveaux installés en agriculture : ceux qui font le choix de l’installation sans aides, et les plus de 40 ans.
Comme le montre le détail des chiffres présentés dans l’article, en 2017, la Bretagne a enregistré 1092 installations en 2017. Ainsi, l’installation avec la DJA représente aujourd’hui moins de 50% de toutes les installations.
Nos propositions visent donc à la fois à permettre au plus grand nombre d’accéder à cette aide (relèvement de l’âge limite de 40 ans, critères d’accès, dont la prise en compte de l’expérience professionnelle, simplification du parcours…) mais aussi à réduire les différences de traitement entre ces jeunes installés, certains dispositifs étant encore accessibles préférentiellement aux jeunes installés dans le cadre des AI.

Des évolutions apportées au parcours :

 

L’information apportée aux candidats à l’installation évolue :

  • le candidat à l’installation doit pouvoir choisir ses conseillers compétences et projet, et prendre connaissance de leurs profils et structures via une fiche descriptive remise par la PAI,
  • Les formations disponibles sont listées dans un catalogue de formations, mises en ligne sur le site du GREF. Il faut noter néanmoins que toutes les informations ne sont pas répertoriées (celles de Vivea notamment).

Des « comités de présentation des projets d’installation à des pairs » sont ou seront mis en place à la fin du module de formation de gestion prévisionnelle, complémentaires de la CDOA.
Enfin des grilles de prix pour l’élaboration des plans d’entreprises (PE) sont réalisées.

Suivi des jeunes installés récemment

La chambre régionale d’agriculture organise des ateliers gratuits pour remplir la fiche de suivi à mi-parcours, obligatoire pour les jeunes installés depuis le 1er janvier 2015.

Notre commentaire :

La transmission d’éléments d’information et de choix aux jeunes installés est primordiale pour la réalisation du PPP.
Pour la Coordination Rurale, il faut veiller à permettre au jeune d’être acteur dans la réalisation de ce PPP : choisir ses conseillers, définir et non subir le PPP.
Beaucoup de jeunes (et ils sont de plus en plus nombreux, compte tenu de l’augmentation de l’âge moyen de l’installation) s’engagent dans le parcours d’installation avec un bagage important en terme de formation, d’expérience professionnelle… ce PPP doit donc s’y adapter, et peut se réduire au stage 21h en fonction de ces parcours et projets.

Nous sommes dubitatifs quant à la mise en place de ces « Comités de présentation des projets d’installation à des pairs ». Quelle légitimité ont-ils ? Comment seront-ils composés ? Un futur chef d’entreprise doit-il être dans l’obligation de soumettre « à des pairs » son projet ?