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Bilan du comité porcins de FranceAgriMer

Bilan du comité porcins de FranceAgriMer

Le 17 janvier dernier, Catherine Laillé, éleveuse de porcs en Loire-Atlantique a participé au comité porcins de FranceAgriMer.

Voici son compte rendu :


Conjoncture et marchés

Pour commencer, France AgriMer nous a présenté la hausse du cheptel truies 2016/2017 dans les différents pays de l’UE et l’évolution à la baisse des abattages en France de 2000 à 2017.

À noter également :

> la France perd régulièrement du terrain tandis que d’autres pays (Allemagne, Espagne et Pologne) augmentent régulièrement, parfois fortement, leur production
> depuis 2 mois le prix moyen du Kg carcasse dans l’UE est de 1,40 mais de 1,30 en Allemagne et 1,23 en Espagne et en France
> la France importe 1,4 milliard de produits porcins et en exporte pour 1 milliard. La balance commerciale est très nettement déficitaire
> Bigard vient d’être agréé pour exporter de la charcuterie en Chine

Plan de filière suite aux États généraux de l’alimentation

Catherine Laillé n’a pas manqué de rappeler que : « la CR qui a participé aux différents ateliers EGA a fait de nombreuses propositions notamment pour la filière porcine. Des propositions qui répondent aux causes de la crise et non pas aux effets », à savoir :

> répartition des marges,
> prise en compte du coût de production intégrant la rémunération du producteur et la capacité à investir,
> TVA sociale,
> exception agriculturelle, régulation…
> développement de la qualité (label, bio…) en lien précis avec l’évolution de ces marchés par des contrats de partenariat sur la durée et déconnecté du MPB. Les prix en magasins ne baissent pas quand le prix du cadran baisse
> traçabilité totale par un étiquetage clair et complet sur tous les produits frais et transformés, etc.
> reconquérir le marché intérieur auprès des salaisonniers notamment et la restauration hors domicile.

 

Pour Catherine Laillé : « le plan de filière proposé par Inaporc est loin d’être ambitieux en la matière. Il survole sans donner de ligne claire et précise. Toujours des études et des observations mais, pendant ce temps-là, les éleveurs disparaissent et les installations se font rares ». Elle complète : « il n’y a vraiment rien dans ce plan, sur la répartition des marges et donc des prix rémunérateurs alors que c’est la priorité n° 1 annoncée lors des EGA ».

Pour conclure : « la FNP n’a nullement la volonté de se remettre en question et reste bornée sur le développement des exportations dans le but de répondre aux seules industries agroalimentaires au détriment de la recherche de meilleurs prix et de la répartition des marges vers les producteurs. Nous ne serons jamais compétitifs face aux Allemands aux Espagnols ni aux Américains ! Miser autant sur l’export, c’est assurément la continuité des prix bas. »