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Arrêtés ZNT : faux semblants – vrais mensonges

dessin de presse Bauer - arrêtés "anti-pesticides" phytos

Arrêtés ZNT : faux semblants – vrais mensonges

Si le dossier des produits phytosanitaires inquiète l’agriculture française, il aura permis de relancer la carrière politique de plusieurs édiles et ce à quelques mois des élections municipales.

Le jeu de dupe a pris un tour très médiatique avec l’appel de 5 métropoles (Paris, Grenoble, Clermont-Ferrand…). Cinq amas de béton proclamant haut et fort l’interdiction des pesticides sur le territoire de leurs communes. Cinq pôles de pollution aux particules fines qui oublient de préciser que l’interdiction des phytosanitaires en ville est effective, légale et sans recours possible depuis 2017.

Depuis la fin de l’été, les arrêtés anti-pesticides et anti-glyphosate voient leur nombre croître. Cette augmentation va de pair avec l’approche imminente des élections municipales (mars 2020). Peu importe si les tribunaux cassent systématiquement les arrêtés d’interdiction, aux frais du contribuable. Le rejet par la justice est même un gage de gains électoraux supplémentaires. Dernièrement, deux communes de la couronne parisienne ont joué avec les questions de procédure, en demandant un référé, tout en espérant que la décision sanctionnant leur nouvelle ferveur écologiste tombe après les élections.

Pour ces environnementalistes de la 25e heure, tous les moyens sont bons. Surfant sur la haine des agriculteurs, dont il n’existe plus aucun représentant sur leur territoire depuis des décennies, ils s’offrent à peu de frais un costume dans l’air du temps. Les plus virulents sont souvent les moins concernés, l’agriculture n’étant chez eux qu’un lointain souvenir et la nature une terre reculée. Notez qu’aucun de ces édiles n’a pris d’arrêtés anti-diesel ou anti-rejet industriel. Notez également que la délicate question des boues urbaines dont on se débarrasse sur les terres agricoles ne fait pas partie des sujets électoraux. Des oublis, sans doute !

S’il n’existe pas de recours contre le mensonge politique, la CR souhaiterait qu’existent des sanctions contre ceux qui instrumentalisent la justice à des fins purement électorales !

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