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A la cantine, aujourd’hui c’est viande polonaise… Fraiche ou avariée ?

boeuf en fete

A la cantine, aujourd’hui c’est viande polonaise… Fraiche ou avariée ?

Presque trois tonnes de viande de bovins malades, illégalement abattus en Pologne, ont été exportées dans dix pays, dont la France. Près de 800 kg de viande avariée seraient donc arrivés sur notre territoire et auraient été envoyés à neuf entreprises françaises. Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, s’est voulu rassurant en expliquant sur CNews que, pour l’instant, « 150 kilos ont déjà été récupérés » dans les entreprises de transformation « dupées », ajoutant que pour les 650 kilos restants, « dans la journée on saura où on en est ».

Soutenir la ferme France

« Nous dénonçons ces risques de dérives depuis bien longtemps et n’avons cessé d’alerter le gouvernement sur ce point alors que les discussions vont bon train concernant la mise en place de nouveaux traités de libre-échange, comme le Tafta et le Ceta. La France a une qualité de production ultra sécurisée, contrôlée et respectée. Nous sommes capables de produire de la bonne marchandise et nous le faisons malgré l’appel des industriels à transformer nos fermes en usines, nous tenons à nos animaux, à notre modèle agricole qui offre tant de belles choses aux consommateurs » explique Yohann Quesnel, producteur de viande et président de la CR50. « La traçabilité française doit être irréprochable ainsi que la transparence. Nous attendons fermement les noms de ces neufs entreprises qui font manger de la m…. à nos enfants ».

Encore et toujours le profit.

Sous prétexte de baisser les coûts pour faire plus de profits, les industriels sont prêts à tout et surtout à nous faire avaler n’importe quoi. La vache folle, les lasagnes au cheval… Est-ce cela notre avenir ? Seulement si nous les laissons faire. « Chaque consommateur doit changer sa façon de consommer », déclare Yvette Lainé, présidente de la CR Normandie « pour sortir de ce système, un effort devra être fait par les consommateurs pour acheter local et français. Acheter de la Blonde d’Aquitaine, de l’Aubrac, de la Charolaise, de la Limousine ou notre fabuleuse Normande c’est, en plus de soutenir la longévité d’une race locale et reconnaître un savoir-faire, savoir ce que l’on mange. Ce n’est pas un secret, en France les contraintes liées à l’élevage, au bien-être animal et au sanitaire sont nombreuses. Les produits français en attestent par leur qualité ».

« Il est urgent de réagir tant qu’il en est encore temps. La première étape est de se réapproprier notre agriculture, en être fiers et la protéger. La deuxième est d’imposer la transparence que ce soit au restaurant, à la cantine, dans les barquettes de produits préparés. Il faut dire stop à cette dérive et nous protéger de cette alimentation à bas prix qui ne générera, pour nous, rien de bon » conclut Yvette Lainé.