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45% des installations se font sans les aides

45% des installations se font sans les aides

pommiers

Le dernier Comité d’Orientation Régional Installation Transmission a eu lieu vendredi 11 mai, à la Chambre Régionale d’Agriculture du Centre.

Au cœur des préoccupations ce constat que près de la moitié des installés renoncent aux aides, essentiellement pour échapper à la lourdeur et aux contraintes liées au dispositif.

Lors de la dernière conférence régionale Installation à la DRAAF, le 7 février, trois constats ont été faits :
o    Baisse du nombre d’installés et vieillissement des chefs d’exploitation
o    Hausse du nombre d’installés non aidés (45% s’installent sans aides)
o    Hausse du nombre d’installés en pluriactivité.

L’installation de pluriactifs provoque une discussion : ils ont le droit de rentrer dans le dispositif mais est-ce cela que l’on veut pousser ? C’est une question de politique. Souvent, l’installé cesse sa pluriactivité lorsqu’il reprend la ferme de son père. Parfois, il gère l’entreprise agricole via un salarié tout en travaillant à l’extérieur.

Des représentants des COTI 36 et 41 se plaignent que dans le cadre des PPP, les formations préconisées soient dans les faits très peu suivies.

Les JA du Centre veulent réaliser une enquête sur les installés non aidés. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils fait le choix de s’installer sans aides ? Comment modifier ensuite les conditions d’accompagnement pour que le maximum d’installés le fassent avec les aides ?
Un représentant du Crédit Agricole signale que les installés non aidés ont souvent souhaité éviter la lourdeur et les contraintes qui vont avec les aides.
Quelqu’un fait remarquer que le banquier propose parfois le même taux avantageux qu’en installation aidée. S’enquiquiner avec les contraintes a dès lors moins d’intérêt.
D’autres font remarquer que les jeunes aidés sont prioritaires dans nombre de dispositifs. Un JA au sens de l’Etat, des conseils généraux et régionaux, c’est un installé de moins de 5 ans avec aides ! Pour eux, on déroge dans certaines conditions au plafond des minimis. Les non aidés sont perdants de ce point de vue.

Les banques font une présentation sur les installés en agriculture. Il ressort de la présentation du Crédit Mutuel que :
o    Le taux de défaillance des installés est assez faible (fort accompagnement et suivi de la profession agricole) ; 88% des installés sont encore là après 5 ans
o    La transmission familiale reste un modèle efficace
o    Cessions de plus en plus onéreuses (valeur patrimoniale plutôt que valeur économique)
o    Accès difficile au foncier : concurrence avec l’agrandissement
o    Fluctuations de revenus difficiles à maîtriser
o    Rythme de travail en décalage avec les aspirations de la société
o    Connaître son prix de revient (et avant que la moisson soit faite)

Le CORIT travaille actuellement sur une politique régionale Installation Transmission dit « inter-organisme », c’est-à-dire transversale, cohérente et articulée entre tous les dispositifs et plans existants (PAD, PRAD, Conseil Régional, etc.). Entre autres : repérer et accompagner les cédants, renforcer le rôle du RDI, accès au foncier,…

Le 23 mai aura lieu une journée nationale Installation Transmission qui regroupera tous les échelons régionaux et départementaux (CORIT et CODIT/COTI).