Une fermeté des cours bénéfique pour les céréaliers
La dernière édition du rapport américain annonce une baisse du rendement (91,5 quintaux/ha contre 104 dans les rapports précédents) et prévoit dans le même temps une baisse de la consommation, contrôlant ainsi la hausse des cours.
La CR et l’OPG constatent que cette fermeté va permettre aux producteurs de céréales de vivre dignement du fruit de leur travail.
Cependant des inquiétudes subsistent : les fournisseurs de fertilisants sont déjà en train d’augmenter leurs tarifs pour profiter de l’aubaine.
Le drame des productions animales
La PAC en déroute a totalement déconnecté le prix des autres productions de celui du blé. Ceci va poser de graves déséquilibres pour les éleveurs déjà en situation difficile.
Il est urgent que la PAC soit rebâtie pour arrimer les prix agricoles européens sur la valeur guide du blé. Et ce, à un niveau suffisamment élevé pour sortir les agriculteurs du piège des prix artificiels et des aides.
La spéculation et ses dégâts ne peuvent être stoppés que par cette reprise en main des marchés alimentaires par les autorités qui en sont responsables. C'est aussi de cette façon que pourront être envisagées de substantielles économies sur le budget de l'UE.
La feuille de route de Stéphane Le Foll
C'est cet objectif que doit suivre Stéphane Le Foll. Il doit être conscient qu’aujourd’hui, les marchés agricoles sont régulés par des rapports truqués qui ne trompent plus les financiers, attirés par une volatilité résultant d’une insuffisante production mondiale.
Tous les récents pseudo-projets de régulation des marchés de matière première agricole se sont soldés par des coups politiques sans lendemain.
La PAC 2014 doit être une révolution avant que ses défauts n'en provoquent une, mondiale et destructrice.
Jacques Commère – Responsable OPG – 06 74 44 02 06
Bérengère Bosi – Chargée de communication – 06 70 80 99 51