Alors que les négociations nationales, suite à la table ronde de la filière laitière du 15 avril dernier, pouvaient laisser penser à une augmentation de 2,5 cts du litre de lait pour le trimestre en cours, il apparaît aujourd'hui que cette « augmentation » s'avère n'être qu'une avance de trésorerie ! Encore un sale tour joué aux éleveurs !
A l initiative de Mme la préfète, une rencontre entre les services de l'Etat, les consommateurs, la grande distribution, les laiteries et les représentants de producteurs a eu lieu à Poitiers le 7 mai dernier. A noter que les laiteries privées n'étaient pas présentes bien qu'invitées, tout comme M. Lebré (Président de Terra Lacta)
Fabien Moussu, président de la section lait de la CR 37, a été interviewé pour le journal de RCF, au sujet de l'annonce de l'augmentation du prix du lait de 2,5 à 3 centimes par litre.
"Nos charges augmentent mais pas le prix du lait payé à la production". En l'état actuel de la crise, cette hausse minime annoncée sur 3 mois est jugée très insuffisante.
Stéphane Le Foll a annoncé, le 21 mars dernier, de nouvelles aides dans les secteurs du lait et de la viande bovine pour l’année 2013. Ces aides visent à venir en aide aux éleveurs de ruminants (les seuls éligibles compte tenu des règles fixées par la Commission européenne) les plus vulnérables sur le plan économique en raison de l’augmentation des coûts de l’alimentation animale.
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/130418_CP_aides_exceptionnelles_a_l_elevage_2013_cle8b8618.pdf
En septembre 2009, les producteurs de lait à bout ont mené une grève du lait historique. Quatre ans après, le prix du lait à la production est à nouveau très bas alors que les charges ont très largement explosé.
Trois nouvelles aides en faveur du secteur de l'élevage bovin sont mises en oeuvre en France métropolitaine pour la campagne 2013.
Un ras le bol manifeste
Le 10 avril, près d’une centaines d’agriculteurs se sont retrouvés, au rond-point de Pacé avec un seul mot d’ordre : « Nous voulons vivre de notre métier ».
Suite à la table ronde de la filière laitière qui a conduit transformateurs et distributeurs à se renvoyer la balle pour augmenter le prix du lait, Michel-Edouard Leclerc a fait une proposition surprenante : celle de les faire cotiser ensemble et de manière proportionnelle à leur part de marché, à un fonds d'urgence de 180 millions d'euros destiné aux éleveurs.
Dans une lettre ouverte du 18 mars adressée à Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), la Coordination Rurale affirme que de "très nombreux producteurs de lait ne comprennent pas sa vision optimiste de la situation laitière actuelle et du prix du lait payé aux producteurs."
Suite à la table ronde de la filière laitière qui a conduit transformateurs et distributeurs à se renvoyer la balle pour augmenter le prix du lait, Michel-Edouard Leclerc a fait une proposition surprenante : celle de les faire cotiser ensemble et de manière proportionnelle à leur part de marché, à un fonds d'urgence de 180 millions d’euros destiné aux éleveurs.