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Renard : ce n’est pas un nuisible !

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Renard : ce n’est pas un nuisible !

Voici ci-dessous la position d’un agriculteur, en semis direct, sur l’utilité du renard face aux campagnols.

Je représente le syndicat, la coordination rurale 54, et qui vulgarise les techniques du Non Labour et du Semis Direct.
Le NLSD a eu lieu cette année à Courcelles Chaussy.

Je suis agriculteur depuis 20 ans et permaculteur depuis plus de 10 ans.
C’est-à-dire que je ne possède plus qu’un seul outil sur l’exploitation, un semoir de semis direct.

Je ne fais que de semer des cultures sous couvert, le but étant d’avoir toujours un sol protégé des conditions climatiques. (comme pour nous, les Hommes, qui sortons toujours couverts ou habillés)
Un sol couvert, garde une activité biologique diversifié, et, le fait de ne pas remuer le sol, réduit la levée de dormance des semences de mauvaises herbes et son salissement (ce qui permet donc d’utiliser moins de produits phytosanitaires).

Les cinq premières années, j’ai perdu une année de chiffre d’affaire sur cinq (!)… le temps que l’agronomie reprenne ses droits d’une voie plus naturelle.

Mais cette perte a surtout  été occasionnée par les dégâts de certains animaux sauvages (ou d’élevage comme le sanglier), les campagnols, etc…

Le sanglier, friand de vers de terre, était la première raison de salissement des parcelles.

Puisque contrairement au principe de la technique du SD (semis direct), les dégâts aux cultures et au sol occasionnent la levée de dormance des mauvaises herbes et le salissement des parties
endommagées.
La plus grosse perte économique en SD, par le non travail du sol, est liée au développement des campagnols. Cette sur-présence rend impossible l’exploitation de la culture de colza. Contrairement à une céréale dont le bourgeon terminal reste en terre jusqu’à la montaison, le bourgeon terminal du colza est extérieur, et, est directement détruit à la levée de la culture par le campagnol.
Ce qui a pour conséquence un sol nu, qui se salit par la suite.

Et pour enrayer le salissement des parcelles endommagées, nous devons avoir recours à plus de produits phytosanitaires.

Après la venue de nombreux techniciens sur le terrain, sans remèdes efficaces, j’ai décidé de ne plus cultiver de colza.
Cela me permet de retrouver des sols plus couvert par les cultures.
La présence de perchoirs reste dans une logique préventive et n’est efficace qu’en présence de très peu de campagnols.

Le vrai prédateur naturel et efficace du campagnol reste le renard, que j’essaye de protéger et préserver des tirs.

Je réalise de la prestation de service de SD pour un agriculteur d’un département voisin.
Ce dernier à un parcellaire unique lui permettant d’interdire l’activité de loisir qu’est la chasse sur ses terres, et il a réussit à favoriser l’action des renards sur ses terres.
Aujourd’hui, il cultive normalement ses cultures, sans dégâts de campagnols, et avec beaucoup moins de produits phytosanitaires.

La position de la CR 54 est de préserver le renard, en interdisant totalement son tir.
La CR demande à sortir de la liste des nuisibles le renard, qui est le prédateur d’autres espèces beaucoup plus nuisibles que lui.

Hervé BENOIT,
Agriculteur dans le Pays-Haut (54)

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