
3 480 %. C’est la hausse maximale de taxe foncière sur le foncier non bâti constructible sur la commune d’Autun, en Saône-et-Loire. On pourrait croire à un gag mais les dizaines de personnes concernées ne trouvent pas ça drôle du tout ! La mairie assume parfaitement et persiste. L’objectif est clair, contraindre ces gens (notamment des agriculteurs) à vendre leurs parcelles en terrain à bâtir, pour faire face à la pénurie de terrains disponibles sur la commune. Le choix est clair : plutôt de nouvelles constructions que des champs. A l’heure où la disparition des terres agricoles pose question (voir notre dossier du mois dernier), cet exemple est caricatural mais hélas symptomatique d’une attitude résolument hostile à l’agriculture en zone périurbaine.

13 %. C’est le pourcentage d’éleveurs laitiers qui envisagent d’arrêter leur activité dans les 2 à 3 ans, d’après un sondage du magazine Agrodistribution (numéro de septembre). Un pourcentage élevé qui dit bien l’inquiétude d’une profession qui ne voit pas de solution à long terme dans les annonces du gouvernement.
Suite à la destruction des plants de vigne OGM de l’INRA le 15 août, la CR a rappelé sa position sur les OGM : oui à une recherche soigneusement encadrée, mais pas aux dépends des autres pistes. La CR a fermement condamné l’action des faucheurs d’OGM car l’INRA est un support privilégié pour explorer dans les meilleures conditions d’objectivité et de sécurité les différentes solutions contre les maladies du bois de la vigne, dont la voie des OGM.