
Monsieur le Ministre,
Nous apprenons par voie de presse que l'avantage fiscal dont bénéficient les agriculteurs pour leur carburant serait en discussion auprès de certains services de l'Administration.
Malgré leur remise en question de plus en plus partagée, les biocarburants industriels de 1e génération continuent leur développement. Dès 2004, la CR et l’OPG avaient mis en garde les agriculteurs au sujet de ces nouvelles filières industrielles, en montrant qu’elles ne présentaient pas - ou peu - d’intérêt pour eux. Notre dossier fait le point sur la situation actuelle dans un contexte d’envolée des prix des matières premières.

L’objectif annoncé de 10% de substitution des carburants fossiles d’ici 2015 va créer une concurrence entre les filières alimentaire et non alimentaire : déjà dangereuse aujourd’hui, cette concurrence peut s’avérer suicidaire demain, dans un contexte de faiblesse historique des stocks mondiaux de céréales.