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Lait : le danger de la concentration croissante des outils

Lait : le danger de la concentration croissante des outils

A l’heure où la Commission européenne a donné son feu vert pour l’acquisition d’Omira par Lactalis (via BSA international), l’Organisation des producteurs de lait (OPL) de la Coordination Rurale s’interroge sur la clairvoyance des commissaires qui semblent les seuls à ne pas voir la concentration croissante des outils de transformation et le risque qu’elle fait peser sur la pérennité des producteurs.

Production laitière : il faut de la régulation !

Comme dans beaucoup de domaines, la concentration se poursuit par l’acquisition de concurrents. Tout est fait pour que les agriculteurs ne pèsent rien vis-à-vis de ces industriels. Dans ces conditions, comment instaurer une saine négociation du prix ?
Avec de telles disproportions, un marché basé sur l’offre et la demande est nécessairement faussé, surtout si les producteurs ne sont pas autorisés à gérer collectivement les volumes produits.
La régulation de la production et des marchés est donc plus que jamais d’actualité !

Lactalis collecte d’ores et déjà plus de 18 millions de tonnes de lait dans le monde pour un chiffre d’affaire de 17,6 milliards d’euros.
A titre de comparaison, la France produit  24 millions de tonnes de lait collectées et transformées par quelques 450 entreprises…

Le rachat d’Omira (420 millions d’euros en 2016, résultat de 1 milliard d’euros, 830 000 tonnes  de lait venant de 2 600 producteurs transformés et 650 salariés) pourrait presque passer inaperçu dans les bilans comptables du géant laitier déjà loin devant ses concurrents français (activité laitière de Danone estimée à 7 milliards d’euros, celle de Yoplait à 5 milliards).

Cette acquisition représente tout de même l’équivalent de la production annuelle de toute l’Occitanie, ou encore la collecte annuelle d’une entreprise telle que Terra Lacta (730 000 tonnes).

Cette nouvelle opération complète une liste déjà bien longue : Stonyfield (USA, 2017), Albalact (Roumainie, 2016), branche laitière d’Anik (Inde, 2016), Ak Gida (Turquie, 2015), Kuntej (Hongrie, 2015), Esmeralda (Mexique, 2015)Tirumala (Inde, 2014), Harvey Fresh (Australie, 2014), Ljubljanske Mlekarne, (Slovénie, 2013), Skänemejerier (Suède, 2012), Parmalat (Italie, 2011) Lemnos (Australie, 2010), Efremov (Russie, 2010), la laiterie Rachel’s (Royaume Unis, 2010), Forlasa, Puleva et Sanutri (Espagne, 2010)…
Et en France : Graindorge (2016), Fromagerie du dauphiné (2013), Fromagerie Soron (2013)…

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