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450 € les 1 000 litres de lait, un prix loin d’être démagogique !

450 € les 1 000 litres de lait, un prix loin d’être démagogique !

Le 1er juin, se célèbre la journée mondiale du lait… Il serait bien d’honorer les producteurs de lait qui participent à la sécurité de notre pays. La sécurité alimentaire ! L’avenir de la production laitière ne peut aujourd’hui s’envisager sans eux, c’est-à-dire sans un prix digne et juste (450 € les 1 000 litres de lait), notamment pour assurer le renouvellement des générations en peine aujourd’hui !

Compte tenu de l’importante durée de travail hebdomadaire et des contraintes générées par la production laitière (astreintes de nuit, travail dominical, administratif en soirée…), un producteur laitier peut légitimement prétendre, au minimum, au salaire mensuel moyen français qui s’élevait à 2 230 € nets en 2014.

450 € / 1 000 litres de lait, un prix démagogique ?!

Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM), le coût moyen de production atteint 364 € les 1 000 litres de lait hors rémunération de la main-d’œuvre.
Notons que le producteur travaille souvent le double de la durée légale. L’OFPM a souligné qu’en 2016, la rémunération de la main-d’œuvre non salariée (exploitant) n’a atteint que 0,6 Smic pour les exploitations en système « lait et culture de vente », incluant là les autres produits et les aides de la PAC.
Il corrobore dans son rapport un montant de 450 € les 1 000 litres qui permettrait de rémunérer les producteurs à 1,5 Smic. A quelques exceptions près, les prix actuels, tout comme ceux revendiqués à 340 € les 1 000 litres, sont bien loin de le permettre…

Une journée mondiale du lait sans producteurs ?

Cette demande d’un prix à 450 €, l’OPL de la CR l’inscrit dans une défense de la préférence communautaire et la recherche d’un équilibre offre/demande à l’échelle européenne.
Dans ce cas, seuls les excédents seraient écoulés au prix du marché mondial. De ce fait, les prix payés aux producteurs n’auraient plus à se caler sur les prix mondiaux, notamment sur les prix néo-zélandais, qui servent étrangement de référence alors qu’ils ne concernent que 3 % des échanges internationaux.

« Affirmer que 450 € est un prix excessif, c’est se soumettre à ceux qui veulent condamner les producteurs à produire à perte, à vendre du lait de très haute qualité à des prix très bas ! A l’OPL, nous ne pouvons l’accepter ! »
(Véronique Le Floc’h, responsable de l’OPL)

Pourquoi l’OFPM estimerait normale une rémunération minimale à hauteur de 1,5 Smic, et pas les producteurs ou ceux qui sont censés représenter leurs intérêts ?
Refuser de se battre pour ce niveau de rémunération revient à donner un signal déculpabilisant aux industriels et cautionner la confiscation des marges ; eux ne s’imposent pas de plafond de verre pour leurs dividendes qui frisent parfois l’indécence !
Ne l’oublions pas : si les producteurs ne peuvent vivre dignement de leur noble métier, ils n’en restera pas beaucoup dans notre pays. Dès lors, quel sens aurait une journée mondiale du lait sans producteur ?



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