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Fracture et injustices sociales

Fracture et injustices sociales

Le Salon de l’Agriculture 2017 a encore une fois illustré le paradoxe de l’agriculture française. Alors que sont exposés aux yeux du public et sur les écrans de télé les plus beaux spécimens et les produits les plus prestigieux, rien ne permet d’y déceler la détresse du monde agricole. La quasi-totalité des agriculteurs sont contraints de vendre à des prix inférieurs aux coûts de production et sont vilipendés par une opinion qui les taxe de pollution et de maltraitance animale. Cette situation devient mortifère au point que nombre de médias relayent un nombre de 732 suicides en agricultures pour l’année 2016.
Quand on voit comment les éleveurs exposant sur le salon bichonnent leurs animaux, y consacrent la journée et une partie de la nuit, comment peut-on imaginer que de retour dans leurs fermes, ils pourraient selon certaines associations devenir des bourreaux de la maltraitance animale ?

Comment une société moderne peut-elle pousser vers la mort des concitoyens qui travaillent 365 jours par an, disponibles jour et nuit pour les soins aux animaux et dont près de 30 % ont un revenu inférieur à 354 € par mois (MSA 2015) ? Si la population trouve en abondance une alimentation de qualité à des prix de plus en plus bas, la maxime de Voltaire est toujours bien d’actualité : « On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.»

Mais cette extrémité révoltante trouve son paroxysme dans la comparaison avec d’autres catégories de citoyens. Nombre de personnes dans les cités « sensibles », dénommées par les médias comme zones défavorisées, sont soutenues par la solidarité collective au moyen de subventions nombreuses, diverses et variées.
Le revenu minimum auquel ces personnes ont droit se révèle supérieur à celui des agriculteurs précités, et ce sans effort ni contribution à la création de richesse nécessaire pour permettre une répartition sociale.
Mais pire encore, certaines de ces personnes, bénéficiaires du soutien de la collectivité, se permettent des dégradations que les pouvoirs publics ne peuvent réprimer, car leur faible revenu n’est légalement pas saisissable. Comment un individu peut-il être à ce point ignoble pour brûler la voiture de son voisin qui en a besoin pour travailler, et qui paye des impôts qui permettent à l’incendiaire de percevoir les aides sociales ?

Bien sûr, il est nécessaire de protéger les plus faibles, mais lorsque ceux-ci ne peuvent craindre aucun moyen de coercition, ils peuvent s’arroger tous les droits et la société toute entière est en danger.

Nos décideurs politiques comprendront-ils un jour que pour pourvoir distribuer de la richesse, il est d’abord nécessaire et indispensable d’en créer. Pour créer de la richesse, il faut motiver les citoyens et la meilleure motivation est la juste récompense de l’effort, ce qui actuellement n’est nullement le cas. Les agriculteurs en sont les principales victimes, mais attention, ils sont le maillon primordial de la vie. Ne l’oubliez pas car sans eux vous pourriez avoir faim !

Armand Paquereau



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