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Emission Cash Investigation sur les pesticides : des traits grossis et aucune mention des efforts entrepris par les agriculteurs

Nikki Kay

Emission Cash Investigation sur les pesticides : des traits grossis et aucune mention des efforts entrepris par les agriculteurs

Hier soir sur France 2 était diffusée une émission dénonçant l’usage des « pesticides » et leurs dangers pour la santé. Les images proposées présentaient visiblement un parti pris volontaire contre les agriculteurs et l’utilisation des produits phytosanitaires : « des pulvérisateurs qui épandent à pleine puissance, sans panneaux récupérateurs et qui ne stoppent pas leurs vannes dans les allées, ça ne se voit presque plus aujourd’hui », nous indique Chantal Sclafer, viticultrice en Gironde. Pourtant, à aucun moment les journalistes n’ont souligné les efforts entrepris par les agriculteurs depuis 20 ans.


Image diffusée lors de l’émission Cash Investigation du 02 février 2016


Un parti pris évident…


La première partie de l’émission qui se penchait sur les traitements effectués sur les vignes (en Gironde) s’est montrée très critique. En revanche, ce reportage a (volontairement ?) omis de parler des efforts en matière de réduction de produits phytosanitaires et des nombreuses normes obligatoires destinées à sécuriser leur utilisation (interdiction d’épandre en présence de vent, interdiction d’épandre près des cours d’eau, mise en place d’horaires spécifiques pour les traitements, etc.).

Le titre même de l’émission manquait d’impartialité : « Produits chimiques : nos enfants en danger ». Celui-ci cherchait-il à faire référence à l’incident datant de juin 2014 et impliquant une école ? Pourtant, après enquête, il s’était avéré que le produit phytosanitaire utilisé était une spécialité à base de soufre, homologué en agriculture biologique et pouvant éventuellement occasionner des irritations mais sans danger pour la santé humaine.

Par ailleurs, les produits phytosanitaires mis sur le marché sont évalués par l’ANSES et doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché délivrée par l’Etat. Les agriculteurs emploient donc des produits qui ont été autorisés par les instances nationales. L’évaluation de l’ANSES porte sur l’efficacité de ces produits et les risques liés à leur utilisation, dont notamment leur impact sur l’environnement et sur la santé humaine.

… loin de la réalité de terrain


Aujourd’hui, les agriculteurs sont très attentifs à l’utilisation des produits phytosanitaires. Non seulement ils coûtent cher, mais leur impact sur l’environnement et la santé humaine est largement pris en compte. C’est pour cela que la viticulture conventionnelle utilise un grand nombre de méthodes et de traitements propres à la viticulture biologique comme l’utilisation du soufre et du cuivre (bouillie bordelaise notamment) ou encore l’utilisation de la confusion sexuelle malgré son coût plus important.

Pourquoi ne pas avoir laissé la parole aux viticulteurs pour qu’ils expliquent leur fonctionnement, l’impact de toutes ces mises aux normes – lesquelles ont bien souvent mis à mal leur trésorerie – et les nombreux plans organisés par les agriculteurs eux-mêmes pour maîtriser et réduire l’utilisation des intrants ? En Champagne par exemple, autre région viticole visée par « la carte des phytos », les viticulteurs du CIVC (Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne) ont lancé une démarche de viticulture durable il y a treize ans. Par ce biais, ils cherchent notamment à maîtriser le recours aux intrants, encore à gérer de manière responsable l’eau, les effluents, les sous-produits et les déchets. Objectif : le respect de la santé et de l’environnement.

Pourquoi passer sous silence tous les efforts entrepris par la profession ?


La Coordination Rurale s’attriste de voir une nouvelle fois la viticulture, et l’agriculture en général, attaquées dans un « documentaire » uniquement à charge et qui ne prend pas le temps d’aller au bout des choses en reconnaissant les nombreuses démarches menées depuis des années. L’agriculture française, qui est l’une des plus normées en matière d’utilisation de produits phytosanitaires, mène depuis plus de 20 ans un raisonnement sur l’utilisation des intrants afin de proposer des aliments en quantité et en qualité à la population, tout en devant faire face aux aléas climatiques et à une pression pathogène toujours plus forte. Si les agriculteurs utilisent encore des produits phytosanitaires, c’est bien parce qu’ils n’ont pas encore de solution alternative leur permettant de nourrir leurs concitoyens à quantité et qualité égales et à bon marché de surcroît.



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