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EGA – atelier 11 : l’écologie n’est pas un remède aux maux du libre-échange !

EGA – atelier 11 : l’écologie n’est pas un remède aux maux du libre-échange !

Michel Le Pape représentait la CR à la 5e réunion de l’atelier 11, intitulé « Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable »

Que retenez-vous de cette 5e et dernière réunion de l’atelier 11 ?
Michel Le Pape : l’INRA est venu nous expliquer qu’il a renouvelé ces dernières années ses axes de recherche, pour répondre aux attentes de la société civile. Et nous, agriculteurs, devons également y répondre. Je leur ai rappelé qu’il est incohérent de demander aux agriculteurs de faire plus écologique, tout en laissant les frontières ouvertes à tous les produits ne répondant pas aux mêmes exigences. Où est le courage politique pour interdire les importations ne répondant pas à nos normes de production ?
Terres Inovia est ensuite intervenu sur l’autonomie en protéines végétales. Nous savons tous que la réintroduction de légumineuses dans les rotations, outre l’autonomie alimentaire, apporterait de nombreux bienfaits environnementaux. Mais le verrou se situe à un niveau difficilement atteignable, celui de la PAC et de la politique commerciale de l’Union européenne.

C’est donc au niveau européen que le blocage se situe ?
M. Le Pape : il est clair que la PAC est anti-écologique. Elle spécialise les exploitations et les territoires, en les connectant de force aux cours mondiaux. Et de longue date, Bruxelles a abandonné la production de protéines végétales à d’autres états qui déversent sur nous leurs exportations de soja OGM glyphosaté à raison de 30 millions de tonnes. Notre système d’élevage, très dépendant du soja, sera menacé si son prix s’envole. Certains préconisent le véganisme mais alors, que faire des sols ne répondant pas aux critères de production végétale ? Et au-delà de l’aspect humain (nos éleveurs !) si souvent oublié, comment ces territoires seront-ils entretenus s’il n’y a plus de ruminants ?

Agriculture durable et libéralisme sont-ils donc compatibles ?
M. Le Pape : l’agriculture ne peut être durable, à grande échelle, que si les marchés agricoles sont régulés, sur la base de l’exception agriculturelle, en particulier à l’OMC. Mais en attendant d’obtenir cette exception agricole, régulatrice des marchés et des prix, il faut d’autres solutions. L’alliance avec le consommateur, soucieux de sa santé et de l’environnement, peut en être une, avec la montée en gamme et le raccourcissement des circuits de distribution. Tout cela moyennant un prix juste et rémunérateur pour l’agriculteur. À ce titre, il faut veiller à ne pas laisser les activistes écologistes polluer le débat entre agriculteurs et consommateurs.

N’y a-t-il pas aussi un blocage au niveau de la recherche sur les oléoprotéagineux ?
M. Le Pape : oui, lorsqu’il n’y a pas de retour financier suffisant pour l’institut technique, en l’occurrence Terres Inovia, l’orientation de la recherche ne se fait pas dans le sens souhaité par certains agriculteurs (ex des méteils, mélanges de céréales avec des protéagineux, mélanges de variétés…). Pourtant, l’institut est financé par les agriculteurs avec leurs CVO et c’est bien leur intérêt qui devrait primer, avec celui des consommateurs.

Dans le cadre de cet atelier 11, la CR a-t-elle porté d’autres revendications ?
M. Le Pape : oui, nous avons demandé, par voie de contribution, que soit rendue aux agriculteurs la liberté d’utiliser leurs propres semences, pour toutes les cultures et sans avoir à payer de royalties. De plus, l’inscription d’une variété au catalogue du GNIS doit devenir gratuite pour le demandeur, le coût de l’inscription étant un sujet sensible pour les variétés destinées à l’agriculture biologique.
Nous avons aussi demandé une recherche plus ambitieuse sur les alternatives aux produits phytopharmaceutiques. La plupart des agriculteurs sont prêts à lâcher les phytos si d’autres solutions efficaces et abordables leur sont proposées.
Enfin, pour le bien-être animal, nous souhaitons le développement de l’abattage mobile, voire de l’abattage à la ferme, au pâturage, comme cela se fait en Suisse.

 



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