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RENCONTRE : Un échange sans langue de bois avec Emmanuel Macron

RENCONTRE : Un échange sans langue de bois avec Emmanuel Macron

Lundi 7 août, Bernard Lannes (président national de la CR) et Véronique Le Floc’h (secrétaire générale) ont été reçus à l’Élysée par le président de la République pour parler notamment des États généraux de l’alimentation (EGA) dont les premiers ateliers débuteront fin août.

Pour entamer cette réunion, que la CR voulait sans langue de bois, Bernard Lannes a indiqué à Emmanuel Macron que les États généraux de l’alimentation ne doivent pas faire la part belle à l’agro-industrie au détriment des agriculteurs, ce que laisse pourtant craindre la nomination des présidents des différents ateliers qui ne laisse aucune place aux représentants des agriculteurs.
Véronique Le Floc’h a également rappelé au Président que les EGA ne peuvent s’inscrire uniquement dans une logique nationale. Et pour cause, du fait de la Politique agricole commune (PAC), l’agriculture française fonctionne aujourd’hui avec l’ensemble de ses partenaires européens. Les décisions structurelles, nécessaires pour changer le système, doivent donc être réfléchies dans une logique européenne. La question de la mise en place d’une régulation des productions et des marchés, cheval de bataille de la CR, a également été mise sur le tapis par le syndicat car, sans régulation au niveau européen, les prix payés aux producteurs ne pourront pas remonter. « Les EGA doivent aboutir sur une proposition allant dans le sens d’une réforme drastique de la PAC qui rende notamment impossible la vente à perte pour les agriculteurs », a indiqué Véronique.

Autre sujet : la traçabilité des produits, mais aussi des marges !
La traçabilité des produits, nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire, doit servir d’exemple en s’appliquant également aux marges. Objectif : établir une meilleure répartition entre les différents maillons de la chaîne. Aujourd’hui, force est de constater que les agriculteurs sont les variables d’ajustement : alors que les intermédiaires font des bénéfices records, les prix payés aux producteurs, eux, n’évoluent pas. Le système coopératif doit, lui aussi, faire du ménage et remettre son principe de base « un homme, une voix » au cœur de son fonctionnement. Là encore, la Coordination Rurale a renouvelé une demande déjà formulée à l’ancien ministre de l’Agriculture : permettre aux syndicats agricoles représentatifs d’intégrer le HCCA (Haut conseil de la coopération agricole) afin d’y apporter la voix des agriculteurs et remettre cet outil entre leurs mains !

Par la suite, les représentants de la Coordination Rurale sont revenus sur les récentes annonces de Stéphane Travert concernant le transfert des aides du 1er pilier vers le second : « cela ne résout rien de prendre aux uns pour donner aux autres, il faut trouver une autre solution pour combler le trou de 1 milliard d’euros laissé par le précédent gouvernement, dont les fonds étaient destinés à assurer le versement des aides promises aux agriculteurs », a expliqué Bernard Lannes. « Les agriculteurs ne doivent pas assumer les erreurs de calcul de l’État, c’est pourquoi le syndicat a rappelé sa demande concernant l’ouverture d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’état des versements perçus par la France au titre des aides Pac depuis 2014 et dont la redistribution aux agriculteurs souffre de retards exorbitants. »

Autre piste proposée par la Coordination Rurale : utiliser une petite partie du budget du ministère de l’Écologie (estimé à 9 milliards) pour financer les aides à l’agriculture biologique (MAEC, ICHN…) et tenir ainsi les engagements de l’État sans pour autant amputer les fonds du premier pilier. L’Écologie, qui est un secteur transversal, pourrait logiquement soutenir cette agriculture et ses acteurs.

Enfin, pour relancer l’agriculture, le syndicat propose de mettre en place un plan de refinancement, un plan Marshall, pour aider le secteur comme cela avait été fait, il y a quelques années, pour les banques ; solution indispensable pour enrayer, à court terme, la disparition brutale de nombreuses exploitations. La délégation de la CR a rappelé que cette mesure d’urgence doit nécessairement s’accompagner de la mise en place d’une régulation permettant d’assurer des prix rémunérateurs. Sans cela, ces aides ne permettront aucun changement structurel et s’avéreront être, une fois de plus, du gaspillage d’argent public !

La Coordination Rurale est consciente que les États généraux de l’alimentation n’apporteront pas de solution immédiate mais qu’ils constituent la première étape pour une remise à plat du système. Cette rencontre s’est avérée constructive et aura eu le mérite de permettre à la CR de porter ses revendications jusqu’à l’Élysée et de rappeler au Chef de l’État sa volonté de participer activement aux EGA.

Crédit photo : ©Présidence de la République/N.Bauer

 

RETOMBÉES PRESSE

(liste non exhaustive)

INTERVIEWS :

LCIInterview de Véronique Le Floc’h (vidéo)
RMCInterview de Véronique Le Floc’h
Sud RadioInterview de Véronique Le Floc’h
Sud RadioInterview de Bernard Lannes
Europe 1Interview de Bernard Lannes
RTLInterview de Bernard Lannes
RFIInterview de Bernard Lannes
France 2 Interview de Bernard Lannes (vidéo)

ARTICLES :

Le Monde : « Emmanuel Macron reçoit à l’Elysée un monde agricole en crise »
La Voix du Nord : « À l’Elysée, Macron reçoit les paysans en crise »
Le Figaro : « Etats généraux de l’alimentation: Macron reçoit les agriculteurs »
France Info : « Etats généraux de l’alimentation : trois dossiers chauds entre les syndicats et le gouvernement »
Sud Radio : « États généraux de l’alimentation : « Nous voulons des prix, pas des primes »
Europe 1 : « À l’Elysée, Emmanuel Macron reçoit les agriculteurs en crise »
Huffington Post : « Emmanuel Macron reçoit les syndicats d’agriculteurs un par un »
Le Point : « À l’Elysée, Macron reçoit les paysans en crise »
Ouest France : « États généraux de l’alimentation. Macron reçoit les syndicats agricoles lundi »
La Croix : « Emmanuel Macron reçoit les agriculteurs »
Le Figaro : « États généraux de l’alimentation : les agriculteurs à l’Élysée »
Terre-net : « Les syndicats agricoles à l’Elysée lundi »
Le Figaro : « États généraux de l’alimentation : les syndicats à l’Elysée lundi »

DÉPÊCHES :

AFP: « La Coordination rurale, qui voudrait un « plan Marshall » pour l’agriculture, souhaite aussi demander à M. Macron d’intégrer le Haut-conseil de la coopération agricole pour « lutter contre les dérives de certaines coopératives » qui « ne défendent plus les intérêts de leurs adhérents ».
AFP : Paris, 7 août 2017 (AFP) – « Les représentants d’un monde agricole en crise ont présenté lundi à l’Elysée leurs doléances au président Emmanuel Macron, en espérant que les Etats généraux de l’Alimentation lancés fin juillet leur permettent de sortir de l’ornière.
Ces rencontres sont intervenues dans un contexte tendu, quelques semaines après le lancement de ces Etats généraux qui doivent permettre notamment une répartition de la valeur plus favorable aux producteurs face à la grande distribution ou aux transformateurs.
La tension était encore montée d’un cran il y a une dizaine de jours, après un arbitrage du gouvernement sur les aides européennes, très contesté par l’ensemble du monde paysan, y compris la FNSEA, absente lundi parce que déjà reçue le 18 juillet dernier.
Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avait annoncé le transfert d’une partie des aides européennes du « pilier 1 » de la politique agricole commune (aides à l’hectare) vers le « pilier 2 » (développement rural, aide à l’agriculture de montagne, installation des jeunes agriculteurs, aide à la bio).
« Ca s’est bien passé », a-t-on indiqué à l’Elysée. La plupart des visiteurs de la matinée ont loué un président « à l’écoute » et qui « maîtrisait son sujet ».
« Pour l’aliment de base, qui est le pain, nous sommes à 3,4 centimes de blé dans un euro de baguette », a déclaré Bernard Lannes, président de la Coordination rurale, qui a réclamé la mise en place d’une meilleure traçabilité de l’origine des produits agricoles, mais également une « traçabilité de la marge pour que le consommateur devienne un +consomm’acteur+ ».
Devant le président, il a estimé que les Etats généraux de l’Alimentation ne pourraient « réorienter l’alimentation » que si on modifie la PAC (politique agricole commune européenne), portée par un commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan « ultra-libéral ».
L’entourage du président a indiqué que ce dernier souhaitait « agir en amont des prochaines négociations commerciales, notamment au niveau européen avec la PAC, pour permettre un meilleur partage de la valeur ajoutée et permettre aux agriculteurs de vivre de leur métier ». »



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