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Quand les députés mettent les mains dans le cambouis et se mêlent de nos oignons !

Quand les députés mettent les mains dans le cambouis et se mêlent de nos oignons !

Après avoir interrogé Maxence Bigard sur les raisons pour lesquelles les comptes de l’entreprise Bigard n’ont pas été déposés en 2016, Richard Ramos, député MoDem du Loiret, a ce week-end pointé du doigt les marges élevées de la grande distribution sur les fruits et les légumes :

« Richard Ramos, député MoDem du Loiret, a déversé une tonne d’oignons, le 8 octobre au matin, devant l’hypermarché Auchan de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret). L’élu a lancé cette action à l’occasion des États généraux de l’alimentation pour dénoncer les marges élevées de la grande distribution sur les fruits et les légumes et « les marges ridicules des producteurs ». Pour mener à bien sa mission, il s’est entouré de plusieurs exploitants : « L’un d’eux m’a fourni la tonne d’oignons et un autre le camion. Ce sont des exploitants loirétains » qui ne sont pas venus à la manifestation car « ils ont peur d’être black-listés par les enseignes », a expliqué Richard Ramos à Radio France. « Aujourd’hui les oignons sont achetés entre 7 et 20 centimes le kilo aux agriculteurs. Ils sont ensuite revendus jusqu’à 2,49 euros dans les supermarchés », a dénoncé le député du MoDem qui a invité les clients du  magasin à se servir. »

Lors de notre action de la semaine dernière à l’Assemblée nationale, Richard Ramos faisait partie des 55 députés venus rencontrer les agriculteurs de la Coordination Rurale et le problème de la rémunération (ou plutôt de la non-rémunération) des agriculteurs était au cœur de cet échange particulièrement constructif. La CR a expliqué au député que sur 1 € que coûte une baguette, l’agriculteur est payé en moyenne 0,03 € (par baguette) alors que ses coûts de production sont de l’ordre de 0,05 €. Dans tous les secteurs de l’agriculture, la vente à perte tend à se généraliser, les agriculteurs sont considérés comme la variable d’ajustement et ça, nous ne pouvons plus l’accepter !

Alors que les États généraux de l’alimentation avaient notamment pour ambition de trouver des solutions pour assurer des prix justes qui permettent aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, la Coordination Rurale n’a cessé d’alerter le gouvernement, les agriculteurs et l’opinion publique sur la tournure que prenaient ces échanges. Les idées censées apporter des solutions à la crise sans précédent que connaît l’agriculture – qui ont pourtant montré leurs limites – sont ressassées et rien n’est fait pour ouvrir d’autres pistes dans le débat. Toute proposition de changement significatif est balayée, et la plupart des discussions des ateliers s’orientent vers une solution unique : l’export ! Pourtant, la France et l’UE sont loin d’être autosuffisantes et importent à tour de bras des protéines végétales, de la viande, des fruits et des légumes.

Malgré les interventions du service des statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Observatoire de la formation des prix et des marges qui avaient eux aussi alerté sur le problème des prix agricoles trop bas, dans l’atelier 5 (qui vise pourtant à rendre aux producteurs des prix plus rémunérateurs), il n’est plus question de trouver des solutions pour que les coûts de production des agriculteurs soient au moins couverts, hormis dans une hypothétique contractualisation réaménagée pour le lait, mais sans se préoccuper des autres secteurs…

C’est pourquoi, lors de notre action devant l’Assemblée nationale, les agriculteurs de la CR ont notamment fait part de leurs inquiétudes concernant les conclusions à venir des EGA et ont rappelé que le prix payé aux producteurs, dans quelque production que ce soit, doit être basé sur un coût réel de production auquel il faut rajouter une juste rémunération !

La Coordination Rurale est heureuse de constater que certains députés mettent eux aussi les mains dans le cambouis pour faire avancer les choses. Attention seulement à ne pas s’attaquer uniquement aux dérives de l’agro-industrie car, comme nous le dénonçons, certaines grosses coopératives payent aujourd’hui aussi mal !

Une prise de conscience est-elle en train d’opérer ? Nous l’espérons car la situation est grave.



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