Newsletter
L'info régionale
Liens utiles
Les jeunes CR

L'info régionale


Liens rapides


Réseaux sociaux

Ce que la CR pense du volet agricole du programme de Marine Le Pen pour les présidentielles

Marine Le Pen

Ce que la CR pense du volet agricole du programme de Marine Le Pen pour les présidentielles

A l’approche de l’élection présidentielle, la CR publie l’analyse critique de l’ensemble des programmes des candidats à l’élection présidentielle.

LES +

  • Patriotisme économique sur les produits agricoles, en particulier dans la commande publique
  • Soumission des importations aux mêmes normes de production que les productions nationales
  • Refus catégorique des traités de libre-échange (Ceta, Tafta, etc.)
  • Développer les circuits courts : la CR ne peut qu’être favorable à ce qui redonne de la marge de manœuvre aux agriculteurs et les circuits courts sont une voie possible. A cet égard, la CR promeut la libre commercialisation des céréales entre agriculteurs – qui n’est interdite qu’en France – pour que les éleveurs puissent s’approvisionner localement et éviter les marges des intermédiaires. Néanmoins, les circuits courts restent un marché de niche pour beaucoup de productions ; il faut donc relativiser l’impact possible de ce développement.
  • Stopper l’explosion des normes : c’est une revendication fondamentale de la CR qui demande en particulier que tout projet de surtransposition des textes environnementaux fasse préalablement l’objet d’une étude d’impact (dont l’aspect économique, technique). Par contre, la CR estime que cette simplification administrative pour les agriculteurs doit également s’appliquer aux éleveurs. C’est pourquoi la CR s’oppose à tout renforcement des contraintes liées au bien-être animal pour les éleveurs (voir plus bas).
  • Imposer la traçabilité totale des produits (lieu de production et de transformation) pour une bonne information des consommateurs. C’est un des combats de la CR pour l’ensemble des produits frais et transformés.
  • Rompre avec le modèle économique fondé sur la mondialisation sauvage des échanges et le dumping social, sanitaire et environnemental. La CR ne peut que partager ce point mais l’entrée environnementale et écologique n’est pas fondamentale, contrairement à ce qui est mis en avant dans le programme du FN. Pour la CR, c’est bien sur le plan économique avant tout que ce modèle est destructeur. Néanmoins, il est évident que consommer plus localement induit une meilleure préservation de l’environnement.
  • Appliquer le principe de précaution en interdisant les OGM. La CR est très vigilante sur les OGM compte tenu des risques sanitaires et environnementaux qu’ils peuvent présenter mais elle demeure aussi ouverte à ces technologies si elles apportent toutes les garanties nécessaires sans risque de confiscation de la génétique au détriment des agriculteurs.
  • Réorganiser et clarifier le rôle et les obligations des agences de sécurité sanitaire et alimentaire et assurer leur indépendance : la CR  souhaite que l’Anses (sans céder aux lobbies quels qu’ils soient) prenne des décisions claires et responsables vis-à-vis des produits phytopharmaceutiques.

LES –

  • Recentrage sur le périmètre hexagonal, avec une PAF (Politique agricole française) remplaçant la PAC (Politique agricole commune)
    • En dépit du bilan accablant de cette PAC issue des réformes successives depuis 1992, de la concurrence déloyale interne que se livrent les États membres, et de l’improbabilité de réformes efficaces à court/moyen terme, la CR estime que le périmètre juste pour la politique à appliquer à l’agriculture demeure celui des frontières de l’Union européenne, qui sont aussi celles du marché commun dont il n’est pas question de sortir.
    • Nous croyons au projet européen même s’il a été dévié de ses objectifs par une technocratie européenne soumise aux lobbies. Le plus profitable aux citoyens européens à long terme est un protectionnisme européen, ou autrement dit la préférence communautaire.
    • Plutôt qu’une PAF, la CR estime donc qu’il faut une PAC entièrement reconstruite autour de la notion de prix rémunérateurs. La CR s’étonne que la notion de prix ne figure pas dans le programme du FN. Est-ce à dire que le FN ne considère pas qu’un travail doive être mené sur ce point ? Pourtant, ce sont bien les prix rémunérateurs qui permettront d’encourager l’installation des jeunes agriculteurs, et non une défiscalisation (telle que proposé par le FN) qui n’aura que peu d’effet de levier si les prix ne suivent pas.
    • La CR est convaincue, et l’histoire lui donne raison, que ce n’est pas par les subventions que l’on pourra sauver le modèle agricole français, contrairement à ce qu’indique le programme du FN. Notre slogan est : « Des prix, pas des primes ! »
    • La PAC a su fonctionner correctement jusqu’en 1992 avec un projet commun à l’ensemble des États membres. Il ne manque que la volonté politique pour la remettre dans le droit chemin. Mieux vaut améliorer collectivement ce qui existe déjà à l’échelle européenne que de favoriser le détricotage définitif de ce qui est encore aujourd’hui la principale politique européenne en termes de budget.

 

  • Promotion des exportations agricoles : si nos productions prestigieuses ont bien sûr vocation à satisfaire une demande internationale (luxe, vins et spiritueux, fromages, etc.), les grandes productions de matières premières agricoles ne s’exportent par contre sur le marché mondial qu’en étant les moins-disantes, donc moins rémunératrices qu’en étant vendues au sein de l’UE. Il est enfin très peu probable que si ces grandes productions étaient labellisées (et donc avaient coûté plus cher à produire), comme le propose le programme du FN, elles se vendent mieux sur ce marché du moins-disant.

 

  • Faire de la protection animale une priorité nationale. Défendre le bien-être des animaux, refuser le modèle des fermes-usines.
    • Selon la CR, mieux vaudrait parler de « bien-traitance » car le concept de bien-être animal (BEA) est entaché d’anthropomorphisme et il échappe à toute définition scientifique. Les critères de bien-être animal définis pour le bétail sont inconnus d’une grande partie de l’humanité (critère de satiété, durée de sommeil…). Traiter un animal pour ce qu’il n’est pas, en l’anthropomorphisant, est une forme de maltraitance et une cause de trouble comportemental. Les éleveurs français respectent des normes déjà très contraignantes en la matière : les consommateurs sont-ils prêts à payer plus cher pour des produits d’animaux élevés autrement ? La situation des éleveurs, qui traitent bien leurs animaux puisqu’ils sont leur moyen de production (sachant que la loi existante est déjà suffisamment fournie en la matière), est déjà difficile, avec un métier contraignant et un niveau de vie en forte baisse. Une insistance trop exclusive sur le BEA ne risque-t-elle pas de compromettre le bien-être de l’éleveur ? N’est-elle pas incompatible avec la volonté affichée par ailleurs de réduire la pression réglementaire et psychologique qui pèse sur lui ?
    • Concernant les « fermes-usines » : face à ce genre de projets qui respectent la réglementation, la CR estime illégitime de s’opposer par la violence ou la destruction du bien d’autrui. Si la réglementation doit changer, c’est une décision qui appartient aux politiques. Pour la CR, la dimension de ces projets est certes à considérer mais notre avis doit d’abord se fonder sur l’intérêt des agriculteurs qui passe par leur totale autonomie. L’important est que les éleveurs redeviennent les acteurs de leur commercialisation. Ainsi, on ne peut condamner des éleveurs qui ont décidé, plutôt que de se faire intégrer, de se regrouper pour avoir de meilleures conditions de travail, mais surtout pour résister à des filières. En résumé, s’organiser plutôt que de se faire organiser ! Mais l’existence de ces projets doit amener les pouvoirs publics à s’interroger sur l’avenir de notre agriculture, dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs et plus globalement du monde rural et de l’aménagement du territoire.


Inscription à la newsletter nationale





Adresse e-mail * :
Veuillez ressaisir votre Adresse e-mail * :
Prénom :
Nom :
Code postal * :
Ville :
Mobile :

Vous êtes agriculteur ? Quel est votre domaine d’exploitation ? :
Viticulture
Grandes Cultures
Productions Spécialisées
Lait
Viande
Fruits et Légumes

Les champs marqués d’un * sont obligatoires.