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Ce que la CR pense du volet agricole du programme de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles

Ce que la CR pense du volet agricole du programme de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles

A l’approche de l’élection présidentielle, la CR publie l’analyse critique de l’ensemble des programmes des candidats à l’élection présidentielle.

LES +

  • Courage politique et énergie d’exiger à Bruxelles des changements radicaux pour la PAC 2020, en particulier en termes de prix minimum aux producteurs
    • Suppression des primes PAC et régulation des marchés agricoles basée sur la maîtrise des volumes, avec prix minimum garanti pour un volume plafonné par actif agricole (la France insoumise espère ainsi recréer 300 000 emplois agricoles)
    • Recentrage sur le marché intérieur
    • Taxes aux importations en cas de distorsions de concurrence entre produits français et produits importés
    • Arrêt des importations de soja et autres matières premières pour l’alimentation du bétail (mais cela doit passer pour la CR par un rééquilibrage européen des productions céréales/oléoprotéagineux)
  • Opposition tant aux accords multilatéraux de l’OMC qu’aux accords de libre-échange bilatéraux (mais la France insoumise devrait reprendre l’expression d’ « exception agriculturelle »)
    • Promotion d’accords de solidarité et de coopération respectueux du droit à la souveraineté alimentaire
  • Plan de développement des coopératives de producteurs : les coopératives devenant des géants économiques et monopolistiques échappant au contrôle des agriculteurs, ceux-ci doivent se regrouper afin de recréer leurs propres outils
  • Abandon des politiques favorables aux agrocarburants
  • Interdiction du brevetage du vivant
  • Développement de l’abattage à la ferme : la CR soutient depuis longtemps de possibilité de recourir à l’abattage mobile
  • Recherche agronomique participative centrée sur les besoins des agriculteurs et libérée de l’influence des lobbies (y compris des lobbies écologistes ?)
  • Retraites agricoles à 100 % du Smic pour une carrière complète
  • Statut d’agriculteur et protection sociale pour tous les actifs agricoles non-salariés
  • Soutien à la restauration du bâti ancien en milieu rural
  • Reconnaissance du pluralisme syndical :
    • fin de la cogestion avec la FNSEA
    • représentation proportionnelle au sein des chambres d’agriculture

LES –

  • Sortie éventuelle des traités européens : il faut au contraire tout mettre en œuvre pour recentrer l’agriculture européenne (et française) sur les objectifs assignés par les traités (article 39 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) :
    • développement rationnel de la production agricole,
    • niveau de vie équitable à la population agricole,
    • stabilisation des marchés,
    • sécurité des approvisionnements,
    • prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs.
  • Loi planifiant la transition écologique de l’agriculture : Stéphane Le Foll s’y est déjà essayé sans résultats. L’agriculture française n’a pas besoin d’une transition écologique mais d’une transition économique.
    • Soutien financier à cette transition : la transition écologique s’opèrera d’autant plus facilement que les agriculteurs jouiront préalablement de prix rémunérateurs.
    • Adaptation de l’enseignement agricole : celui-ci ne doit pas se couper des réalités économiques et devenir doctrinaire sur le plan écologique.
  • Plafonnement et taxation croissante des intrants chimiques et de l’eau d’irrigation : la CR s’oppose à cette approche autoritaire qui risque d’effondrer la production française !
    • Le stockage de l’eau et l’irrigation sont au contraire des moyens, recommandés par le Giec lui-même, d’adapter l’agriculture au réchauffement climatique, si celui-ci est amené à s’accentuer.
  • Interdiction des « pesticides dangereux » : ces décisions devraient appartenir à des autorités sanitaires compétentes et impartiales et non au pouvoir politique.
    • Les néonicotinoïdes sont déjà interdits par la loi pour la reconquête de la biodiversité alors qu’ils n’ont, selon une enquête de mortalité des abeilles menée par le ministère de l’Agriculture, aucun impact sur la santé des abeilles, qui meurent essentiellement de maladies, parasites, de faim et de mauvaises pratiques apicoles.
    • Il est paradoxal de vouloir interdire le glyphosate qui reste indispensable aux nouvelles pratiques agro-écologiques comme le non-labour.
  • Interdiction des « OGM cachés » : la CR ne s’oppose pas par principe à la recherche sur les biotechnologies, même si pour l’instant ces innovations n’ont pas d’utilité économique pour l’agriculteur et présentent des risques pour l’environnement.
    • La mutagenèse s’inspire du processus naturel de mutation qui a lieu tous les jours dans les champs et l’agriculture biologique utilise des variétés issues de cette technique (tournesol oléique, riz…). Interdire les variétés issues de mutagenèse reviendrait à vider une partie des étalages, y compris en alimentation bio.
  • Redéfinition des normes de bien-être animal en élevage : elles doivent être précédées par une redéfinition des normes de bien-être et de revenu de l’éleveur et de l’amélioration des conditions de ses conditions de vie ! Le métier d’éleveur est aujourd’hui le plus astreignant et le plus mal rétribué dans notre pays (burn-out, faillite, suicide…).
  • Transition au 100% bio dans la restauration collective publique : il ne faut pas sacraliser le bio, qui repose sur un cahier des charges permettant d’utiliser des pesticides et des engrais, certes homologués en bio. Il est dommage d’opposer les formes d’agriculture entre elles et de pénaliser les productions locales de qualité, même non bio.
  • EPFR (Établissements publics fonciers ruraux) se substituant aux Safer en élargissant leurs missions au développement agro-écologique et leur pouvoir de préemption. La CR préconise au contraire un recentrage des Safer sur les opérations d’aménagement public. Le droit de propriété et la liberté d’entreprendre doivent être impérativement respectés. Les EPFR, avec un droit allongé de conserver les terres pour les rétrocéder en location-vente, ne doivent pas devenir politburo ayant droit de vie ou de mort sur les entreprises agricoles.
  • Renforcement du contrôle des structures avec surface maximale par actif : la CR ne croit pas en la sur-administration du foncier agricole. Si les prix deviennent rémunérateurs, cela freinera la course à l’agrandissement et facilitera les installations. Si les bases économiques sont assainies, l’accès au foncier le sera également.
  • Obligation pour les propriétaires non-exploitants de mettre en location : il s’agirait d’une atteinte au droit d’user librement de ses biens. C’est plutôt à une réforme en profondeur du statut du fermage qu’il faut s’atteler, afin de supprimer les freins à la location.
  • Suppression du fonds agricole, créé par la loi d’orientation de 2005 : au contraire, la création d’un tel fonds présente divers avantages.
  • Plan de protection généralisée du foncier agricole, forestier et naturel, s’inspirant de la loi « littoral », en vue de réduire de 90 % le processus actuel d’artificialisation des terres agricoles : il ne doit pas être trop catégorique !
    • La taxation à 90% des plus-values de terrains devenus constructibles serait excessive, de telles ventes permettant à des retraités d’augmenter leur niveau de vie et l’agriculture sur des terrains trop imbriqués dans le tissu urbain devenant impossible dans la pratique (bruit, poussière, odeurs, traitements phytopharmaceutiques, passage d’engins…).
    • La protection du foncier étendue aux bâtiments agricoles et d’habitation est également excessive, l’agriculteur ayant besoin de faire évoluer son infrastructure, en lien avec son activité.
  • Adaptation des systèmes pastoraux à des populations régulées de loups : la CR estime au contraire que la cohabitation est impossible. Le loup doit être éradiqué.
  • Développement d’un conseil indépendant par le biais d’un service public vétérinaire et phytosanitaire, indépendant des lobbies : l’intention est louable mais mieux vaudrait d’une part remettre de l’ordre dans les GDS et les FDGedon-Fredon et d’autre part miser sur la reconquête de l’autonomie de l’agriculteur qui doit rester maître de ses décisions.
  • Réduction de la consommation de viande au profit des protéines végétales : la consommation de viande diminue déjà à un rythme suffisamment inquiétant pour ne pas avoir à en faire une priorité politique !
  • Plans biodiversité territoriaux : à quoi serviront-ils s’il y existe déjà des schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE) ?
  • Étiquetage : au-delà du contenu et de la qualité des aliments, les emballages doivent surtout mentionner l’origine des ingrédients utilisés.


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