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Ce que la CR pense du volet agricole du programme de François Asselineau pour les présidentielles

Ce que la CR pense du volet agricole du programme de François Asselineau pour les présidentielles

A l’approche de l’élection présidentielle, la CR publie l’analyse critique de l’ensemble des programmes des candidats à l’élection présidentielle.

LES +

  • Prix minimum au-dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre : la guerre des prix entre centrales d’achat pénalise les agriculteurs mais aussi les PME de l’agro-alimentaire. Cela rejoint une proposition de la CR d’interdire les achats de produits à un prix inférieur à leur coût de production. En revanche, la CR s’interroge sur la méthode consistant à établir une grille d’une moyenne de prix de revient par produit et par département afin de calculer un prix minimum de viabilité (PMV), dont il serait tenu compte lors des négociations commerciales.
  • Interdiction des OGM, y compris dans l’alimentation animale : la CR ne s’oppose pas aux OGM par principe. Cependant, par souci de cohérence, si la société demande l’interdiction de la culture d’OGM, elle doit aussi demander l’interdiction des importations de soja OGM destiné à nourrir les animaux et exiger qu’ils soient nourris avec des protéines végétales produites en Europe.
  • Augmenter les moyens de la recherche : mais cela doit s’accompagner d’un recentrage sur les besoins réels des agriculteurs. Une partie de cette recherche devrait être décentralisée sur les exploitations.
  • Assurer aux ménages un budget alimentation ne dépassant pas 15 % de leur budget global : cela est possible car cette part se situe actuellement autour de 12 %. Le prix des produits agricoles ne pesant que 18 % du prix alimentaire final, une augmentation de 40 % des prix payés aux agriculteurs répercutée au consommateur, est quasiment indolore (0,9 % de hausse).
  • Créer au sein de pôle emploi une structure dédiée à l’emploi saisonnier en agriculture : il est en effet très difficile de trouver des travailleurs saisonniers. Mais il faut aussi envisager d’autres mesures, plus ambitieuses, telle que la TVA sociale, transfert de charges du travail vers la consommation, qui permettrait de proposer des rémunérations plus attractives aux saisonnier.
  • Reconstituer un syndicalisme indépendant, avec un financement suffisant pour assurer ses missions : il faut également une meilleure prise en compte du pluralisme syndical à tous les niveaux et mettre un terme à la cogestion en agriculture. Le mode de scrutin aux élections des chambres d’agriculture doit être modifié en ce sens.
  • Retraite minimale pour une existence convenable : sans que cela passe nécessairement par une inscription dans la Constitution, un niveau minimal avantagerait les retraités agricoles, dont les retraites sont sous le seuil de pauvreté. La CR demande au minimum 85 % du SMIC.

LES –

  • Remplacer la PAC par la PAN (politique agricole nationale) : pour la CR, le périmètre adéquat au protectionnisme agricole est la frontière de l’UE et non celle de l’hexagone. Il faut remettre la PAC en cohérence alors les objectifs assignés par le traité de Rome.
    • Maintenir les aides à leur niveau actuel ne sera pas suffisant pour sortir les agriculteurs de l’ornière. En outre, M. Asselineau prévoit d’affecter les 7 milliards d’euros de « trop versé » annuellement à Bruxelles, à la construction de 80 000 logements sociaux par an
    • En réalité, les agriculteurs ne veulent pas de subventions, même versées directement par la France, mais des prix rémunérateurs leur permettant de vivre dignement de leur travail. Pour cela, il faut une régulation des volumes et des tunnels de prix interconnectés, ce qui ne peut être fait à l’échelle de la seule France.
  • Récupération par la France de son siège à l’OMC (occupé par le commissaire européen) : la CR tient surtout à « l’Exception Agriculturelle » à l’OMC, c’est-à-dire à la sortie de l’agriculture des négociations multilatérales (comme des négociations bilatérales), préalable au rétablissement de la préférence communautaire. Cette exception agricole s’inspire de « l’exception culturelle » d’ailleurs évoquée dans le programme de l’UPR.
  • Garantir un revenu digne et stable aux producteurs en favorisant un prix juste : C’est à première vue positif mais cela nécessite la préférence nationale alors que c’est la préférence communautaire que nous voulons.
  • Stabiliser le marché et l’orienter vers les productions locales : la CR est favorable à une régulation des volumes mais c’est au niveau européen qu’il faut le faire.
  • Garantir l’autosuffisance alimentaire de la France : Pour la CR il est plus cohérent de concevoir l’autosuffisance alimentaire au niveau européen. En effet, notre pays exporte des céréales mais il est déficitaire en protéines végétales. Même en rééquilibrant les productions, nous serons toujours excédentaires en céréales et le marché commun est un débouché plus rémunérateur que le marché mondial.
  • Fonds de calamités agricoles renforcé : cela marquerait un retour en arrière sur le désengagement de l’État et sur le recours accru aux assurances climatiques. Mais la CR lui préfère une politique agricole européenne véritablement protectrice, des soutiens aux dispositifs de prévention (lutte ou filets anti-grêles, irrigation, drainage, systèmes anti-gel, etc.) et l’instauration d’un système de dotation pour aléa (DPA) véritablement avantageux pour les agriculteurs.

 

LES POINTS EN SUSPENS :

  • L’environnement n’est pas abordé dans le programme, l’UPR se concentrant sur les sujets relevant selon elle du domaine de compétence du président de la république (stratégie à long terme de la nation). Les questions environnementales, jugées clivantes, relèvent pour l’UPR d’un programme législatif.


Avis général
 : le programme n’est pas inintéressant mais c’est au niveau européen qu’il faut agir et non au niveau franco-français !



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